Interview de Bruno Martini
Les gardiens

HZ: Comment arrives-tu à maintenir ce niveau de performance, avec notamment une grosse efficacité durant les moments cruciaux d'un match?
BM: C'est essentiellement l'expérience, qui m'aide dans la gestion de la rencontre.

HZ: Comment travailles-tu la concentration?
BM: Je ne la travaille pas, c'est la multiplication des matchs qui permet une meilleure connaissance de soi. Je me connais de mieux en mieux, je sais à quel moment je dois intensifier ma concentration.

HZ : Y a-t'il des relachements au cours de la partie?
BM: Oui cela arrive bien sûr.

HZ: Et un relachement volontaire?
BM: Oui parfois quand il y a beaucoup de tirs consécutifs, une grosse pression, je dois me relacher pour faire baisser la tension et le rythme pour mieux repartir.

HZ: A quel domaine accordes-tu le plus de place à l'entraînement?
BM: (sourire) La récupération! Non sérieusement, avec les années j'ai une meilleure gestion de mes efforts. Tout est lié à la connaissance de soi, mais je suis toujours attiré par le duel Tireur-GB.

HZ: Seul face au tireur?
BM: Oui, avec des tireurs au poste.

HZ: As-tu introduit la musculation dans tes séances par rapport à tes débuts?
BM: Je ne suis pas un fan. La musculation, chez les gardiens de but, a une place moins importante que chez les joueurs de champ. Cela dit, je travaille au niveau des biceps (pour la résistance aux chocs), la vitesse des jambes, la tonicité. Avec les années je suis un peu plus lourd, moins tonique, je suis par contre meilleur dans la lecture des trajectoires et du jeu. A Montpellier, nous avons une séance "spécifique gardien de but" par semaine avec Didier MARCY l'adjoint de Patrice CANAYER. Avec France A, à partir de janvier, Yohann Delattre va venir travailler avec nous.

HZ: Comment se passe les relations entre les gardiens dans le groupe "France"?
BM: Trés mal...(rires). On travaille en échange continu. Il y a des retours pendant et après les matchs.

HZ: Le gardien de but qui ne joue pas, a-t'il un rôle?
BM: Oui, il conseille, il a un oeil extérieur, il donne des consignes, des repères, des encouragements. Pendant le mondial, c'était super, c'était un échange à trois en continu entre Thierry, Christian et moi. Pour résumer, nous avons entre nous une gestion amicale.

HZ: On vous voit toujours discuter à part pendant les temps morts.
BM: Les temps morts sont à 80% pour l'équipe (tactique, technique). Pour nous c'est un moment de relation spécifique.

HZ: Travaillez-vous avec des outils pour l'observation?
BM: Christian Gaudin et Thierry Omeyer travaillent beaucoup avec des fiches. J'utilise moins ce principe, je me fie à mon oeil, mon vécu.

HZ: Auras-tu, plus tard, envie de transmettre ton savoir et tes expériences à des jeunes?
BM: Je ne me vois pas entraîneur. Peut-être donner des conseils ponctuellement, mais entraîneur NON.

Jean-Philippe OMER et Catherine TACHDJIAN.
Interview réalisée lors du challenge Marrane en 2001

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